Les Britanniques et les Européens ayant réussi in extremis à finaliser les modalités du Brexit, l’accord institutionnel avec l’Union européenne revient désormais sur le devant de la scène politique de notre pays. Bien que ce projet ait fait l’objet de longues et âpres négociations, certains exigent pourtant du Conseil fédéral qu’il obtienne de Bruxelles de nouvelles concessions, arguant que Boris Johnson a su obtenir de bien meilleures conditions que nos négociateurs.

Ces détracteurs, dont on soupçonne qu’aucun accord, si avantageux soit-il, ne trouverait grâce à leurs yeux, font une comparaison trompeuse entre la situation suisse et celle du Royaume-Uni. De fait, l’accord institutionnel proposé aux Suisses est bien plus large et crée un véritable cadre institutionnel qui permettra de solidifier de manière durable la voie bilatérale et d’ouvrir enfin la voie à un accès au marché européen. A l’inverse, ce que les Britanniques ont obtenu n’est qu’un accord a minima, qui laisse des pans entiers de l’économie dans une grande incertitude et laisse présager de longues années de psychodrame. C’est précisément ce que nous voulons éviter.