Les banquiers suisses se disent satisfaits de l’accord fiscal paraphé mercredi par Berne et Berlin. Ce document pose les bases d’un repositionnement de la place financière suisse et permet aux clients de régulariser leurs avoirs tout en préservant leur sphère privée.

Le taux d’imposition maximal pour la régularisation des sommes déposées par le passé sur des comptes suisses se monte à 34% au maximum de la fortune. Pour la majorité des clients allemands, la charge effective se situera toutefois entre 20 et 25% de la fortune totale, indique l’Association suisse des banquiers dans un communiqué.

Les banquiers se félicitent également que par cet accord, «l’Allemagne reconnaît sans équivoque que la retenue à la source libératoire représente une solution durablement équivalente à l’échange automatique de renseignements». L’ASB demande donc aux partisans de cette seconde solution au sein de l’Union européenne «d’avoir désormais une approche moins idéologique de la question.»

L’ASB demande au Conseil fédéral et au Parlement de ratifier cet accord afin qu’il puisse entrer en vigueur au début 2013. Sa mise en oeuvre coûtera quelque 500 millions aux banques, précise l’ASB.