Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Manifestation contre les licenciements à l'Ats
© Keystone

Médias

L'ats n'est pas une société à but non lucratif, affirme son directeur général 

L'Agence télégraphique suisse (ats) est une société anonyme privée orientée vers le profit, a dit son directeur général Markus Schwab dans une interview avec la NZZ am Sonntag. Il n'est pas question d'approvisionner gratuitement le pays

«Pourquoi pense-t-on que nous avons l'obligation de proposer un service public?», lance M. Schwab,dans une interview à la NZZ am Sonntag. L'ats n'est pas une organisation à but non lucratif, mais une entreprise qui a pour but de faire des bénéfices raisonnables. Ainsi, l'ats n'a de responsabilité qu'envers ses actionnaires.

Selon la brochure de 2008, l'entreprise ne poursuit pas d'objectifs financiers orientés vers le profit. Un précepte rejeté par Markus Schwab. Ce n'est plus valable. Rien de tel n'est écrit dans les statuts de l'ats, ajoute le CEO.

De plus, les 2 millions de francs de la redevance que la Confédération prévoit de verser à l'ats ne sont pas une subvention; M. Schwab les voit comme un mandat de prestation. «Nous sommes libres de décider si nous voulons accepter le mandat.» Il n'est peut-être même pas rentable, ajoute-t-il.

Fusion avec Keystone

L'ats termine l'année 2017 avec un déficit. Selon M. Schwab, le trou pour 2018 se monte à 3,1 millions. En cause, une baisse des tarifs et l'abandon de certains services par les clients. De plus, «les coûts de la rédaction» montrent un déficit structurel «depuis des années».

Il ne peut pas réaliser la fusion avec ce déficit. Le conseil d'administration est du même avis. L'ats et l'agence photographique Keystone avaient annoncé leur fusion en octobre. Celle-ci doit encore être avalisée par la Commission de la concurrence.

Jusqu'au départ du rédacteur en chef en automne, M. Schwab gérait les filiales et le département des services. Lorsqu'il reprend la direction de la rédaction et de la vente, il se rend compte que la situation est plus grave qu'il ne pensait. Il est resté perplexe face à l'attitude agressive des clients.

Réfléchir au futur

L'agence de presse a annoncé le 8 janvier qu'elle devait procéder à une profonde réorganisation. Une forte pression sur les prix est en cause. Et ce en dépit du renouvellement des contrats avec ses principaux clients.

De 150 équivalents plein temps, 36 disparaissent. Au total 80 personnes sont touchées. Les rédactions économiques, étrangères et culturelles sont démantelées.

Après la réorganisation, des groupes de travail devront proposer des idées sur l'ats du futur, exlique M. Schwab. «Nous nous orientons selon les voeux de nos clients.»

En réaction à ces annonces, la rédaction s'est mise en grève d'avertissement durant trois heures le 23 janvier.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)