Mobilité

A Lausanne, l’EPF et l’Ecole hôtelière ont leurs voitures électriques

Les deux institutions installent des stations gérées par la société jurassienne Tellis

Depuis lundi, les étudiants et enseignants de l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) ainsi que de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont un nouveau moyen de locomotion à disposition: des voitures électriques en location. Douze véhicules sont disponibles à l’EPFL, dans six stations, et deux à l’EHL. Cette nouvelle offre est proposée par la société jurassienne Tellis, sous sa marque Electric Easy. Une expérience pilote a été lancée il y a une année dans le Jura: désormais, une quinzaine de voitures sont proposées dans six villes.

Les concepteurs du système vantent sa simplicité d’utilisation. Etudiants et enseignants pourront utiliser leur carte d’école, ou en créer une ad hoc sur l’écran des stations. L’inscription pour une voiture se fait à ces stations, qui comprennent des bornes de recharge, via Internet ou par une application pour téléphone. La location revient à 8 francs de l’heure, ou 69 francs les 24 heures. Seule contrainte, liée à la gestion du réseau, il faut ramener l’auto au point d’emprunt. Une fois dans l’habitacle, un cadran indique les kilomètres restant selon la charge, s’adaptant selon l’usage (chauffage ou non, autoradio, etc.). L’autonomie va de 90 à 130 kilomètres environ.

Fondateur de Tellis, Pascal Bourquard, qui ne signale «aucun vandalisme» à l’encontre des autos ­utilisées dans le Jura, décrit son initiative sur fond de «pollution, prix élevé des places de parc et engorgement de nos villes».

Michel Rochat, le directeur de l’EHL, rappelle les démarches déjà entreprises sur le site de l’école, qui compte plus de 1800 étudiants: le traitement des déchets, l’usage de l’énergie éolienne et la limitation progressive du nombre de places pour les voitures. Cette innovation tombe d’ailleurs à point nommé pour l’EHL, puisque la Ville et le canton ont récemment pu débloquer une vieille demande, un accès par le sud et la route de Berne.

A l’EPFL, le vice-président Francis-Luc Perret signale les expériences tous azimuts menées sur le campus, notamment la vente des véhicules de l’institution au profit de l’autopartage, ou l’usage récent d’une navette sans conducteur .

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