Déjà propriétaire du Beau-Rivage, la Fondation de famille Sandoz étoffe son portefeuille hôtelier à Lausanne. Elle a pris 100% du capital du Lausanne Palace ainsi que du Château d’Ouchy. Le prix de la transaction n’a pas été dévoilé. En juin, le Royal Savoy, propriété de Katara Hospitality, doit s’ouvrir.

Avec cette acquisition, la fondation veut «un renforcement durable de la place économique et hôtelière à Lausanne». Elle entend également répondre «à la demande croissante» pour des quatre et cinq étoiles, indique-t-elle dans un communiqué.

Aussi à Zermatt

Quelques suppressions d’emplois sont possibles. La Fondation de famille Sandoz est l’actionnaire historique de Novartis. Dans l’hôtellerie de luxe, elle possède également l’Hôtel d’Angleterre à Lausanne, l’Hôtel Palafitte à Neuchâtel et le Riffelalp Resort à Zermatt.

Le directeur du Beau-Rivage, François Dussart, prendra les rênes du Lausanne Palace et du Château d’Ouchy. L’actuel patron de ces établissements, Jean-Jacques Gauer, restera à disposition pour assurer une transition «harmonieuse».

Selon François Carrard, président du conseil d’administration de Beau-Rivage SA, cité dans le communiqué, «l’offre très différenciée d’un groupe hôtelier de 480 chambres permettra d’accroître l’attrait touristique d’une région qui doit faire face à de nouveaux défis».

Encore un cinq-étoiles

Le renforcement du pôle Sandoz survient peu avant l’ouverture prévue en juin d’un autre cinq étoiles à Lausanne, le Royal Savoy, rénové, agrandi et modernisé pour 100 millions de francs par Katara Hospitality. La société du Qatar possède déjà en Suisse le Schweizerhof à Berne et le Bürgenstock à Lucerne.

La viabilité de ces hôtels de luxe dans une petite ville comme Lausanne suscite le scepticisme de certains. Dans 24 heures, François Dussart répond que «l’avenir nous dira» si l’offre n’est pas trop abondante. «Il y aura un effet de rééquilibrage, mais cela peut aussi être bénéfique pour Lausanne», note-t-il.