«Nous répondons aux normes de l’OCDE» en matière de secret bancaire, a affirmé le ministre autrichien des finances Josef Pröll lors d’une conférence de presse à Vienne à son retour de Paris, où il s’est entretenu avec les dirigeants de l’Organisation pour la coopération et le développement économique.

«Les critères de OCDE doivent être les critères mondiaux (en matière de secret bancaire) sur lesquels l’Union européenne et le groupe du G20 doivent se baser», a ajouté M. Pröll.

L’Autriche est absente de la liste des paradis fiscaux non coopératifs établie par l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), où figurent notamment le Liechtenstein et Andorre.

Le pays n’en est pas moins soumis à une pression croissante pour lâcher du lest sur son secret bancaire, tout comme la Suisse et le Luxembourg, à l’approche du sommet du groupe des vingt économies les plus importantes au monde, prévu à Londres le 2 avril, et dans le contexte de crise financière mondiale.

L’Autriche est critiquée car ses banques ne sont obligées de fournir des éléments sur leurs clients que sur demande judiciaire. En outre, les personnes visées ont la possibilité de bloquer la démarche en interjetant appel contre la décision.

Les trois pays ont exigé le 8 mars d’être associés à toute discussion qui pourrait les amener à être placés sur une liste noire des paradis fiscaux.