«Nous allons introduire une contribution des banques», a déclaré M. Faymann lors d’une conférence de presse commune avec le vice-chancelier et ministre des Finances, Josef Proell, et le directeur de la banque centrale autrichienne, Ewald Nowotny.

Avant le forum avec les banquiers, l’idée du chancelier d’introduire une «contribution de solidarité» équivalente à un pourcentage compris entre 0,7 et 1,0% sur les avoirs des banques, inspirée de la proposition du président américain Barack Obama, s’était heurtée récemment à l’opposition véhémente du secteur financier en Autriche.

«C’est au gouvernement de décider, de même qu’il appartient aussi au parlement de décider d’introduire un impôt sur les revenus des banques. Cela ne relève pas des patrons des banques», a lancé le chancelier à la sortie de la rencontre avec les banquiers.

Les banques ont été invitées à ce forum «non pas pour donner leur accord […] mais pour participer aux discussions sur les effets» potentiels d’une telle contribution, a ajouté le chancelier. «Pour nous il est clair que pour des raisons d’équité les banques et le secteur financier doivent contribuer à la consolidation du budget de l’Etat», a souligné le ministre des Finances Josef Proell de son côté.

Les deux dirigeants ont indiqué qu’un groupe de travail allait mettre au point les détails de cet impôt, son montant exact et le délai pour son introduction.

Cet impôt pourrait rapporter près de 500 millions d’euros à l’Etat par an à partir de 2011, selon M. Faymann soulignant que «le plus tôt sera le mieux.» Il a aussi insisté sur le fait que Vienne n’attendra pas qu’une décision en ce sens ait été prise au niveau de l’Union européenne même si «une décision de l’UE est toujours meilleure que celle prise individuellement par un pays.»