«L’avantage, c’est que l’info y est disponible très rapidement»

Pour Laurent Bakhtiari , le seul réseau social qui compte vraiment, d’un point de vue professionnel, c’est Twitter. Et peut-être LinkedIn pour les articles de fond. «Mais vous ne trouverez rien sur Facebook», avertit tout de suite l’analyste d’IG Bank. Dans son travail de tous les jours, Twitter, donc, lui permet de trouver des tendances, des pistes qu’il peut ensuite approfondir. Mais le grand avantage, selon lui, c’est que «l’info y est disponible très rapidement». Laurent Bakhtiari passe surtout du temps sur Twitter en période de forte volatilité sur les marchés financiers. Et donc moins durant l’été. Il y cherche également des informations précises sur certains sujets. «Parfois, des théories qui y émergent peuvent s’avérer très intéressantes», explique l’analyste. En ce moment, il suit 87 fils différents sur le site de microblogging, dont une cinquantaine forment le «noyau dur». «J’essaie toujours de réduire la masse d’informations, explique-t-il. Par souci de lisibilité.» La plupart de ses sources sont constituées d’organes officiels, comme la BNS et la Fed. Il suit aussi les médias bien établis et réputés pour leur fiabilité. «Par contre, je ne suis pas fan des sources alternatives, précise-t-il. L’information circule si vite aujourd’hui que si elle vient d’une source un peu tangente, c’est tout de suite plus compliqué.» Il rappelle à ce titre que la mort de Martin Bouygues avait été faussement relayée par de nombreux médias sur Twitter en février dernier suite à une erreur de l’Agence France Presse.