Les banques travaillent à ces transformations pour de nombreuses raisons. D’une part, les clients sont aujourd’hui plus exigeants que dans le passé. D’autre part, une génération de «digital natives» succède peu à peu aux baby-boomers qui occupaient jusqu’ici les fonctions de gérants de fortune. Cette nouvelle génération veut consulter ses actifs sur son appareil mobile, plutôt que de recevoir des relevés trimestriels sur papier. Par ailleurs, de nombreuses innovations technologiques intéressantes pour les banques ont émergé ces dernières années, telles que le développement de la technologie Blockchain. Qui plus est, le coût du progrès technologique a, de manière générale, considérablement baissé ces dernières décennies.

La Banque CIC (Suisse) n’échappe pas à cette tendance. Au contraire, elle s’est engagée sur cette voie il y a un certain temps déjà. CIC eLounge, l’interface client de la Banque CIC, a été déployé avec succès, offrant aux clients une vue d’ensemble détaillée de leurs investissements et des fonctionnalités de négoce optimisées. La banque a massivement investi dans le développement et le perfectionnement des activités de Middle Office et de Back Office. Elle travaille en outre sur des moyens de faire bénéficier ses clients de la technologie Blockchain à la fois directement (en leur donnant accès à des actifs réels sous la forme de jetons) et indirectement (en améliorant ses processus, p. ex. avec des données KYC basées sur la Blockchain qui faciliteraient grandement l’Onboarding des clients).

Certains pourraient penser que la précédente description dépeint un tableau un peu trop rose des raisons pour lesquelles les banques du monde entier entreprennent des transformations technologiques majeures. Les plus cyniques diraient que les banques n’ont tout simplement pas le choix. Elles y sont ni plus ni moins contraintes par de jeunes entreprises technologiques proposant des innovations de rupture. La dernière décennie a vu naître une pléthore d’entreprises dynamiques et innovantes ayant pour objectif de renverser le modèle financier «old school» des banques. Ces entreprises ont mis à l’épreuve tous les segments bancaires. Et certaines d’entre elles sont entre-temps devenues des géants. Revolut, l’une des plus grandes néobanques, a été valorisée à 33 milliards de dollars après sa dernière levée de fonds en juillet 2021. L’entreprise suédoise Klarna est en train de devenir une référence dans le secteur des systèmes de paiement. Upgrade, néobanque américaine créée en 2017, est une plateforme de crédits à la consommation de premier plan proposant des prêts, mais aussi des outils de surveillance de crédit et de formation. Elle a été valorisée à 6 milliards de dollars et devrait être cotée en bourse d’ici la fin de l’année ou début 2023.

La Banque CIC (Suisse) se positionne à mi-chemin entre le point de vue idéaliste et le point de vue cynique. Nous sommes tout à fait lucides sur les raisons pour lesquelles nous implémentons et développons notre processus de transition numérique. Nous sommes également persuadés que la concurrence est un puissant moteur qui nous aidera à nous démarquer. Nous relevons ce défi. Objectivement, on ne peut qu’être admiratif de la réussite de certaines de ces entreprises de fintech et en tirer des enseignements. A la Banque CIC (Suisse), nous sommes intimement convaincus que ces entreprises apportent une valeur ajoutée aux écosystèmes financiers. Et nous n’avons pas peur de travailler à des solutions d’investissement qui permettront à nos clients d’accéder au secteur fintech en pleine expansion.

En coopération avec un partenaire important, la Banque CIC développe actuellement une solution d’investissement qui permettra aux clients d’investir dans une large gamme d’entreprises de fintech en mains privées qui, selon nous, contribueront à façonner le secteur financier de demain. Grâce à ce produit, nos clients pourront investir dans une grande palette de segments du secteur financier tels que la Blockchain, les néobanques, les systèmes de paiement, les plateformes de crédit alternatives ou encore l’intelligence artificielle dans la finance et les agrégateurs de données financières. Nous croyons fermement en la démocratisation des marchés privés, c’est pourquoi nous allons faire en sorte que ce nouveau produit, qui sera bientôt lancé, ne soit pas disponible uniquement pour les investisseurs professionnels et que le seuil d’investissement soit bas afin de permettre au plus grand nombre de prendre part à «l’avenir de la finance».