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Le match Chine-Inde en coulisses du sommet des BRICS

Le premier rêve de détrôner les Etats-Unis en tant que leader mondial. Le second se voit en troisième puissance économique globale d’ici à 2047. Tous deux utilisent la réunion du club des BRICS pour pousser deux visions très différentes du multilatéralisme revisité

Le président brésilien Lula, son homologue chinois Xi Jinping, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le premier ministre indien Narendra Modi et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au sommet des BRICS à Johannesburg, le 23 août 2023. — © ALET PRETORIUS / REUTERS
Le président brésilien Lula, son homologue chinois Xi Jinping, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le premier ministre indien Narendra Modi et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au sommet des BRICS à Johannesburg, le 23 août 2023. — © ALET PRETORIUS / REUTERS

Xi Jinping, Narendra Modi: les deux hommes, de respectivement 70 et 72 ans, appartiennent à la même génération. Ils affichent une même longévité au pouvoir – le premier a pris la tête de la Chine en 2013, le second celle de l’Inde en 2014. Plus important, ils partagent le même rêve: faire de leur pays la première puissance du XXIe siècle. C’est là que commencent leurs divergences, irréconciliables. De celles-ci découlent des stratégies géo-économico-politiques concurrentes, qui trouvent une nouvelle illustration au quinzième sommet des BRICS. Celui-ci réunit à Johannesburg les cinq pays membres (les quatre fondateurs de 2009: Brésil, Chine, Inde, Russie, rejoints par l’Afrique du Sud en 2010) ainsi qu’une cinquantaine de pays dont plus de 20 sont candidats à une adhésion.

La Chine de Xi Jinping, qui a été réélu en mars dernier pour un troisième et dernier mandat de cinq ans, pousse pour une extension rapide du nombre de membres. «Nous devrions permettre à davantage de pays de rejoindre la famille des BRICS et de mettre en commun leur sagesse pour rendre la gouvernance mondiale plus juste et plus raisonnable», a-t-il déclaré mercredi. L’Inde, à travers la voix de son premier ministre Modi, s’est prononcée en faveur d’un «consensus» des membres, préalable à toute modification du périmètre, une manière élégante de retarder le processus.

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