On pourra pérorer des heures, des jours ou des semaines sur le coût économique de la crise, rendu plus salé encore par le confinement. A court terme, cela ne fait guère de doute: comment espérer voir une économie sortir indemne d’une mise à l’arrêt? A moyen et à long terme, c’est tout à fait différent. Ceux qui prétendent le contraire font semblant de ne pas comprendre, ou ignorent les exemples des épidémies passées, qui ont livré un message pourtant clair: mieux vaut agir vite et fort pour mieux repartir ensuite.

L’actualité est en train de confirmer que cette crise ne fait pas exception: portée aux nues par les «anti-confinement», la Suède n’en mène plus très large. La récession qui s’annonce ne sera pas moins virulente qu’ailleurs, tandis que la mortalité y est bien plus élevée et que le pari de l’immunité collective est, pour l’instant, raté.