La globalisation a voulu être à l’économie ce que l’universalisme a été à la philosophie et à la politique. L’universalisme, en tant que doctrine, a été exposé, entre autres, dans l’article de Diderot sur le «Droit naturel» paru dans l’Encyclopédie en 1755. Il débouche sur la déclaration «universelle» des droits de l’homme de l’ONU en 1948.

Mais le contenu moral et intégrant de l’universalisme ne s’est pas retrouvé dans la globalisation. La poursuite de «l’intérêt général de l’humanité» prôné par Diderot est perçue dans la globalisation comme un alibi. Ce serait au contraire la prise de pouvoir d’une élite cosmopolite. Global est devenu aliénant.