Le patron de la BCGE parie sur un ralentissement et non une récession

«Il n'est pas nécessaire de prévoir un plan de relance.» Blaise Goetschin, directeur général de la Banque Cantonale de Genève (BCGE), a défendu mardi l'idée que l'économie réelle «résiste», seule, aux effets de la crise financière. Les carnets de commandes dans la construction «sont majoritairement pleins pour 2009», relève-t-il. «La baisse du coût des matières premières va amortir le choc de la crise. En outre, la hausse des taux d'intérêt (directeurs de la Banque nationale) qui était attendue n'aura plus lieu. Les taux pourraient même baisser.»

En 2009, la croissance à Genève devrait néanmoins être «proche de zéro, ou très légèrement en dessus», estime Blaise Goetschin. Cependant, «les entreprises sont mieux préparées pour aborder cette période que lors de la crise des années 1990».

Le banquier ne rejette pas que des aides locales ou en direction de certains secteurs pourraient être utiles. Des baisses d'impôts, comme dans le canton de Berne, peuvent éventuellement servir, reconnaît-il. «Tout le monde aimerait en payer moins», sourit-il, tout en rejetant cependant l'idée d'un plan de relance à l'échelle du pays.

Il souligne enfin que la BCGE va continuer à jouer un rôle «acyclique». «Nous n'avons pas modifié nos conditions d'octroi des crédits. Cela contribue à stabiliser l'économie.»