Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'économie suisse résiste. Après le drame de la fin de l'abandon du taux plancher entre le franc et l'euro en janvier 2015, la croissance suisse a flanché dans un premier temps mais s'est rapidement reprise.

Sur l'ensemble de l'année, l'économie a cru de 0,9%, de quoi faire mentir les pires pronostics lancés après le geste inattendu de la Banque nationale suisse il y a un an et le bond du franc qui s'en est suivi. Les raisons? Le consommateur suisse joue son rôle, plus encore que d'habitude, plus qu'il profite des prix bas des importations. La croissance mondiale a aussi permis aux entreprises suisses de continuer à vendre leurs produits à l'étranger, en adaptant leur prix. De façon étonnante dans les circonstances actuelles, les exportations ont continué d'augmenter.

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Si le tableau global est positif, il ne faut pas se tromper sur les ajustements en cours à l'intérieur de l'économie suisse. Les exportations progressent, mais ce n'est pas sans sacrifices: les prix ont dû baisser, les marges souffrent et cela a des répercussions dans le pays, avec une série de délocalisation dans des pays où la main d'oeuvre est bon marché.

Des secteurs vivent encore un processus d'adaptation douloureux, qui laissera des traces, notamment dans les chiffres du chômage, qui risquent de continuer à progresser. Or, pour l'instant, c'est le consommateur qui soutient la croissance. Il ne faudrait donc pas que son revenu diminue de façon drastique.