Un jour presque comme un autre. En dépit de la situation exceptionnelle à laquelle est exposé le Tessin, après la quarantaine déclarée par le gouvernement italien samedi soir, les entreprises présentes dans le canton italophone ont pu travailler à peu près normalement, ce lundi. Mais les task forces et les réunions de crise se multiplient. Et tous les scénarios sont envisagés.

Entre ses divisions Tool et Machining, le groupe industriel Mikron compte environ 500 employés à Agno, à environ 5 km de la frontière italienne. Et 40 à 50% d’entre eux sont des frontaliers italiens. «Ce matin, ils sont venus travailler normalement, indiquait lundi Javier Perez-Freije, le directeur financier du fabricant de machines. Nous leur avons fait parvenir dimanche un certificat de travail», document requis pour passer la frontière.