Givaudan, numéro un mondial des arômes et parfums, a dégagé un chiffre d'affaires en légère baisse sur les neuf premiers mois de l'année. Le groupe genevois a vu ses ventes reculer de 0,5% à 3,3 milliards de francs.

Sur une base comparable toutefois, le chiffre d'affaires affiche une hausse de 2%, souligne vendredi Givaudan dans un communiqué. La division Parfums a enregistré des recettes en repli de 1,5% à 1,56 milliard de francs (+0,7% sur une base comparable), tandis que l'unité Arômes a enregistré des revenus en progression de 0,4% (+3,3%) à 1,73 milliard pendant la période sous revue.

Pour la période 2010-2015, le groupe genevois a confirmé son objectif d'une croissance organique comprise entre 4,5% et 5,5% par an, avec pour hypothèse une croissance du marché estimée entre 2% et 3%.

Le titre Givaudan était attendu en nette hausse vendredi à l'ouverture de la Bourse suisse. Vers 08h15, l'action s'étoffait de 2,7% à 1647,50 francs, dans un SMI avant-Bourse attendu en progression de 0,81% selon les estimations de Julius Baer.

Impact des changes

La division Parfums a enregistré des recettes en repli de 1,5% en francs, à 1,56 milliard (+0,7% sur une base comparable). En intégrant les sociétés Soliance et Induchem, récemment acquises, la croissance passe à 1,8% en monnaies locales, précise Givaudan. Induchem a contribué à hauteur de 2 millions à ce résultat.

Dans le détail, le chiffre d'affaires du segment des compositions de parfumerie, qui comprend la parfumerie fine et les parfums pour produits de consommation, a baissé de 1,6%, à 1,36 milliard de francs. Sur une base comparable, il a en revanche gagné 1,8%.

Les ventes de la parfumerie fine ont augmenté de 1,7% sur une base comparable, portées par la croissance des marchés matures et émergents. Une forte croissance à deux chiffres a été enregistrée en Asie et au Moyen-Orient, qui a fait plus que compenser le léger recul du chiffre d'affaires en Amérique latine.

La parfumerie fonctionnelle a augmenté de 1,8% sur une base comparable, avec une forte croissance sur les marchés émergents, qui ont largement compensé la baisse constatée sur les marchés matures. L'Amérique latine a notamment enregistré une croissance à deux chiffres.

Le chiffre d'affaires des ingrédients de parfumerie a lui reculé de 7%, du fait principalement de la baisse des ventes des produits de consommation courante et du niveau élevé de la base de comparaison. Les recettes de Soliance et d'Induchem se sont élevées à 27 millions de francs sur les neuf premiers mois de l'année, ce qui correspond à une croissance à deux chiffres en monnaies locales.

L'unité Arômes se porte bien

De son côté, l'unité Arômes a enregistré des revenus en progression de 0,4% (+3,3% sur une base comparable) à 1,73 milliard pendant la période sous revue. Elle a bénéficié d'une performance restée solide en Amérique du Nord et en Amérique latine et d'une amélioration sur les marchés émergents.

La conclusion de nouveaux contrats et la solidité des activités existantes expliquent la bonne croissance dans les segments boissons et produits laitiers. La dynamique positive du segment santé et bien-être s'est par ailleurs poursuivie dans toutes les régions.

Globalement, le chiffre d'affaires du groupe a augmenté de 1,9% sur une base comparable en Asie-Pacifique, alors qu'il est resté stable en Europe, Afrique et Moyen-Orient. Les ventes ont gagné 6,7% en Amérique du Nord et 10,4% en Amérique latine.

Gagner des parts de marché

Au chapitre des prévisions, le groupe genevois a confirmé pour la période 2010-2015 son objectif d'une croissance organique comprise entre 4,5% et 5,5% par an, avec pour hypothèse une croissance du marché estimée entre 2% et 3%.

Givaudan entend par ailleurs continuer à gagner des parts de marché. En déployant une stratégie de croissance axée sur cinq piliers (marchés émergents, santé et bien-être, gains de parts de marché dans des segments et auprès de clients cible, recherche, stratégie d'approvisionnement durable), le groupe devrait dépasser la croissance du marché sous-jacent.

Il devrait également continuer à réaliser la marge EBITDA la plus élevée du secteur, tout en ciblant un flux de trésorerie disponible annuel compris entre 14% et 16% du chiffre d'affaires d'ici à 2015.

La société réitère par ailleurs son intention de reverser aux actionnaires plus de 60% du flux de trésorerie disponible, tout en maintenant un objectif de ratio d'endettement à moyen terme inférieur à 25%.