Après deux jours de panique provoquée par la crise grecque, les Bourses européennes repartaient à la hausse jeudi, dans le sillage de Wall Street, tandis que l’euro se stabilisait autour de 1,32 dollar malgré la crise de confiance persistante en zone euro.

Les Bourses des pays européens aux déficits publics inquiétants, surnommés les «PIIGS» (Portugal, Italie/Irlande, Grèce et Espagne), se redressaient significativement. La Bourse d’Athènes gagnait 3,26% à 1.762,99 points quelques minutes après l’ouverture, portée par l’espoir d’un accord rapide sur le versement d’une importante aide internationale. A la mi-journée, elle atteignait 5,45% à 1800,37 points. Lisbonne a ouvert en hausse de 1,01% et l’indice madrilène Ibex-35 était en hausse de 1,29% en début d’échanges.

Vers 10h30, la Bourse de Paris évoluait en hausse (+ 0,60%), le Dax des trente valeurs vedettes de la Bourse de Francfort prenait 0,35% tandis que la Bourse de Londres gagnait 0,20%. Mercredi soir, la Bourse de New York avait fini en hausse, parvenant à rebondir malgré la persistance des inquiétudes sur les dettes à long terme en Europe, avec l’aide d’une série de bons résultats aux Etats-Unis: le Dow Jones a gagné 0,48% et le Nasdaq 0,01%. Les investisseurs saluent ainsi la poursuite de publications trimestrielles satisfaisantes des deux côtés de l’Atlantique et les commentaires encourageants de la Réserve fédérale américaine sur la conjoncture et le marché de l’emploi.

Détente du marché des obligations

L’euro s’échangeait jeudi matin au-dessus du seuil de 1,32 dollar, après avoir enchaîné la veille les plus bas depuis un an, mais restait sous pression, toujours victime des craintes d’une contagion de la crise grecque à d’autres pays de la zone euro.

La monnaie unique a gagné un peu de répit après l’appel mercredi soir de la chancelière allemande Angela Merkel à «accélérer» les négociations en cours avec le gouvernement grec sur un redressement des finances publiques de la Grèce, afin d’activer le plus rapidement possible le plan d’aide au pays. Sur le marché obligataire, qui reflète la qualité de la dette des pays, les taux européens se détendaient légèrement.