Le groupe genevois LEM va maigrir. Il a annoncé hier vouloir se séparer de sa division Instruments, peu rentable durant les dernières années, pour se concentrer uniquement sur celles de l'Automobile et des Composants. «Une dizaine d'acquéreurs potentiels ont déjà montré leur intérêt. La cession des activités pourrait se concrétiser d'ici à dix-huit mois», relève le président du conseil d'administration, Fritz Fahrni. Au niveau de l'emploi, le désengagement de LEM concerne 312 personnes, dont huit en Suisse.

Quant aux divisions plus rentables, elles ont généré deux tiers du chiffre d'affaires qui s'élève globalement à 161,2 millions de francs pour l'exercice 2003-2004, soit une progression de 7,2% par rapport à l'exercice précédent. D'après Patrick De Bruyne, CEO de LEM, le secteur automobile est prometteur. «D'ici à 2010, les ventes devraient atteindre 50 millions de francs», estime-t-il.

Le groupe fabrique des capteurs permettant de fournir des informations sur la consommation des moteurs électriques dans les voitures. Cela permet de gérer de manière optimale la consommation d'énergie de la batterie. On trouve les composants de la société dans les véhicules des constructeurs américains, européens et japonais.