Mardi en fin d'après-midi, le site était quasiment inaccessible, peut-être victime de son succès. La maison d'édition française Larousse a lancé hier son encyclopédie sur Internet. Et ce gratuitement. Le site s'apprête aussi à permettre aux internautes de contribuer en publiant eux-mêmes des articles, sur un modèle comparable à Wikipédia, forte aujourd'hui de plus de dix millions d'articles.

Les deux composantes de Larousse.fr sont nettement distinctes. Il y a d'un côté les articles estampillés Larousse (environ 150000) et de l'autre l'espace réservé aux contributeurs. «Les gens sont de plus en plus habitués à ce foisonnement, à faire la différence entre un article de référence et un point de vue», explique Line Karoubi, directrice adjointe chez l'éditeur. Elle cite le succès de l'encyclopédie participative Wikipédia, reine du secteur sur le Web.

Longtemps attentistes, les éditeurs traditionnels de dictionnaires et encyclopédies sur papier, occupent désormais Internet.

Contrairement à Wikipédia, où les articles sont généralement anonymes, les contributeurs de Larousse devront être identifiés pour pouvoir mettre en ligne les textes dont ils resteront propriétaires. Les contributions ne pourront en outre être modifiées que par l'auteur lui-même.

Les éditions Le Robert préparent la mise en ligne au second semestre 2008 de leur dictionnaire de langue française, avec accès payant. L'Encyclopédie Universalis propose son contenu sur Internet depuis 1999, avec actuellement un abonnement à 69 euros. Elle a annoncé en avril la publication de la 6e édition imprimée de son encyclopédie en 30 volumes.

L'ombre de Google

Quant à Google, il a également décidé de créer une encyclopédie en ligne baptisée Knol, rédigée par des internautes identifiés. Le projet a été annoncé fin 2007, mais aucune date officielle de lancement n'a été annoncée - le mois de septembre 2008 est évoqué.

De la publicité sera affichée à côté des articles, et les revenus seront partagés entre les contributeurs et Google.