Le Temps: Il y a quatre mois vous annonciez l'entrée en Bourse de la division mobile, un scénario qui n'est plus une priorité. Pourquoi ce revirement?

Jens Alder: Nous avons étudié cette possibilité. Mais actuellement, il n'y a pas de nécessité et nous n'avons pour le moment pas de plan pour faire entrer en Bourse une minorité de la division mobile. Toutefois les affaires se développent tellement vite que cette option n'est pas exclue.

– Où allez-vous trouver les fonds pour financer l'acquisition d'une licence UMTS en Suisse et procéder à des investissements dans le mobile en Allemagne?

– Nous avons les fonds nécessaires pour l'acquisition d'une licence UMTS en Suisse, pour autant que les prix ne soient pas fantaisistes. En Allemagne, tout dépendra des discussions que nous avons actuellement avec les groupes qui ont acquis une licence. De toute façon, plusieurs scénarios sont possibles: une augmentation de capital de Swisscom, de la division mobile et de Debitel ou procéder à un emprunt.

– Swisscom détient 74% du capital de Debitel. Envisagez-vous de réduire cette participation?

– C'est un scénario possible.

– Swisscom va désormais concentrer ses activités internationales sur le mobile. A terme, l'opérateur va-t-il abandonner la téléphonie fixe pour ne proposer que des services de téléphonie mobile?

– C'est exclu. En Suisse, Swisscom doit fournir toute la gamme des produits. Mais il est vrai que nous allons certainement conclure des partenariats dans différentes activités comme c'est déjà le cas avec TA-Media dans Bluewin.

Propos recueillis par E. Br.