L’Université de Neuchâtel (UniNE) subit les effets de la baisse de l’euro par rapport au franc. Elle l’a fait savoir vendredi matin par le biais d’un communiqué, après que le rectorat ait pris connaissance des conséquences financières de l’abandon du taux plancher.

UniNE est engagé dans une quinzaine de projets européens de recherche. Ils avaient été budgétisés sur la base de l’ancien taux de change, à 1,20 franc pour 1 euro. Sur les 7,2 millions d’euros de financements accordés par Bruxelles, les participations qui sont encore à verser sont d’environ 3 millions.

Au cours de change actuel, l’Université a calculé que ses chercheurs recevront 450 000 francs de moins que prévu. En plus des projets directement concernés, ceux qui étaient sur le point d’être soumis aux instances de sélection «devront être redimensionnés», prévoit-elle déjà.

Le franc fort a également d’autres conséquences. Pour nombre d’étudiants étrangers inscrits à l’Université, «le coût des taxes d’immatriculation s’est renchéri, et les charges mensuelles ont pris l’ascenseur», regrette l’établissement.