Au regard du comportement des marchés obligataires depuis le début de l’année, la croissance économique mondiale va être forte et inflationniste. Une confirmation que la menace de surchauffe économique, brandie par Larry Summers dans le sillage des propos de la nouvelle administration américaine sur l’engagement d’une politique de relance budgétaire massive, trouve un écho plus que favorable au sein de la communauté financière.

Tout se passe donc comme si les investisseurs, longtemps bloqués dans le court terme par les incertitudes liées au Covid-19, avaient enfin succombé à une vision plus longue. En d’autres termes, la reprise de la conjoncture mondiale qui doit se matérialiser au cours des prochains trimestres est considérée comme acquise et pérenne. L’effet de la stimulation budgétaire et monétaire, mais aussi, pour ne pas dire surtout, d’un puissant rebond de la consommation et de l’investissement.