e-commerce

LeShop.ch voit sa croissance divisée par deux

Le chiffre d’affaires du leader helvétique du shopping en ligne augmente plus difficilement. Des 15% annoncés pour le premier semestre 2010, il ne reste plus que 7% cette année.

Annoncés mardi matin, les chiffres du premier semestre du magasin en ligne LeShop.ch trahissent une croissance en nette baisse. La hausse de 7%, qui représente cette année une augmentation du chiffre d’affaires de cinq millions de francs, contraste sévèrement avec les 15% de croissance de la filiale de la Migros au premier semestre 2010.

«Cela ne nous inquiète absolument pas», répond Dominique Locher, directeur marketing et ventes de LeShop.ch. «Nous ne cherchons pas une croissance à tout prix, mais une croissance qualitative: attirer des clients pour lesquels notre service est pertinent et non acheter des clients avec du marketing agressif. Nous préférons garder un service d’excellente qualité plutôt que de miser sur notre chiffre d’affaires. Dans un marché du commerce de détail en net recul (-6,5% en mai 2010), notre croissance reste enviable. La baisse des prix effectuée par la Migros explique également un ou deux points de baisse du chiffre d’affaires.»

La baisse du nombre de nouveaux clients (-3%) est «un détail. Bien qu’il soit toujours plus difficile d’attirer des clients de bonne qualité, cette baisse s’explique par un décalage de quelques jours dans les calculs», analyse Dominique Locher.

Une autre surprise provient des commandes effectuées grâce à des appareils mobiles. Selon le communiqué, elles ont «augmenté très rapidement et de façon inattendue» et représentent actuellement 10% des recettes, soit plus de 33 000 commandes pour le premier semestre. Ce «boom des accès au Web mobile» est qualifié comme l’un des moteurs de la croissance du supermarché en ligne.

«Il y a un changement du comportement d’achat du consommateur, il accepte progressivement de faire ses achats n’importe où», explique Dominique Locher. «L’arrivée sur le marché des «digital natives» (les générations nées après 1982) qui ont fini leurs études et qui entrent dans la vie active, représente un potentiel énorme pour nous.» Il estime que 20% du chiffre d’affaires sera effectué d’ici à 2013 par des commandes réalisées sur des supports mobiles.

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