L’espoir de voir les banques centrales intervenir pour pallier le ralentissement de la croissance mondiale et les nouveaux soubresauts de la crise de la dette en zone euro redonnait des couleurs à la majeure partie des bourses européennes à la mi-journée lundi.

Après un démarrage dans le rouge, les places financières ont majoritairement comblé leurs pertes dans la matinée, à l’exception de Francfort.

A 13h02 GMT, Paris gagnait ainsi 0,63%, Madrid 2,56%, Milan 1,17% tandis que Francfort cédait 0,88%. La bourse de Londres était pour sa part fermée en raison des célébrations pour le Jubilé de diamant de la reine. La bourse de Zurich restait dans le rouge (-0,69% à 13h02).

Du fait de la dégradation de la situation, «le marché espère des actions des banques centrales», a expliqué Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.

Cette semaine, la Banque centrale européenne (BCE) se réunit mercredi, et les discours de responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed) sont particulièrement attendus.

«Paradoxalement, la progression du stress sur les marchés devrait permettre d’augmenter la pression sur les politiques afin d’annoncer rapidement (fin juin?) un cadre européen permettant un retour de la confiance», veut croire Franklin Pichard, chez Barclays Bourse, alors qu’un nouveau sommet européen doit se tenir les 28 et 29 juin.

Des bonnes nouvelles sont également venues du Portugal, qui a obtenu un nouveau satisfecit de ses créanciers internationaux à l’issue de la quatrième évaluation trimestrielle à la mise en œuvre du plan d’aide accordé en mai 2011 par l’UE et le FMI.

Mais les inquiétudes au sujet de la croissance mondiale et les risques en zone euro restaient présents et se traduisaient en particulier à la bourse de Francfort, le Dax comptant beaucoup de valeurs cycliques, dépendantes des exportations, et du coup plus réactives aux ralentissements en Asie ou aux Etats-Unis.

Vendredi, toutes les places avaient dévissé, affectées notamment par de mauvais chiffres sur le chômage aux Etats-Unis. Lundi matin, les marchés asiatiques ont également accusé le coup à leur tour et commencé la semaine en forte baisse. En particulier, la bourse de Tokyo a perdu 1,71%.

L’euro a lui aussi entamé la semaine sur une baisse avant de remonter.

A 10h55 GMT, l’euro valait 1,2439, contre 1,2410 dollar vers 07h15 GMT, et 1,2423 dollar vendredi vers 21h00 GMT.

La tension sur le marché obligataire européen s’apaisait également légèrement lundi après le coup de chaud de vendredi, les taux espagnols et italiens se détendant alors que ceux de l’Allemagne et de la France, qui avaient atteint des niveaux record, corrigeaient à la hausse.