Il fallait agir et Emmanuel Macron vient de le faire mardi. Pour soutenir un secteur automobile frappé de plein fouet par l’épidémie de Covid-19, le président français a de nouveau mis la main au portefeuille, comme il l’avait fait au début du mois pour Air France. La compagnie aérienne avait obtenu 7 milliards d’euros (7,42 milliards de francs) de prêts garantis. Montant légèrement supérieur pour les constructeurs automobiles, qui bénéficieront d’un appui financier public à hauteur de 8 milliards, dont un prêt de 5 milliards pour Renault.

L’enjeu est évidemment social. Pas moins de 400 000 emplois directs et 900 000 emplois indirects sont en jeu, alors que les commandes de voitures sont aujourd’hui presque inexistantes (90% de chute en avril) et que les sous-traitants du secteur sont à l’agonie. Plutôt que d’apparaître dans une usine des groupes Renault ou PSA (Peugeot Citroën), le chef de l’Etat a d’ailleurs choisi, hier, de s’exprimer sur un site de l’équipementier automobile Valeo, dans le nord de la France. Avec un objectif: s’assurer que cette injection d’argent public servira aussi la transition écologique.