Opinion

L’Etat providence se substitue à de meilleures solutions

OPINION. L’Etat providence est l’art de rendre les gens dépendants de l’Etat avec leur propre argent, affirme Pierre Bessard, membre du conseil de fondation et directeur de l’Institut Libéral, Genève et Zurich

Le projet actuel d’un congé paternité financé par la collectivité s’inscrit dans une longue suite d’étatisation et de déresponsabilisation personnelles, sociétales et entrepreneuriales. Il repose sur l’idéologie socialiste, selon laquelle toute collectivisation des situations particulières serait un «progrès» fondé sur la «solidarité».

Dans les faits, comme toute idée similaire, il s’agit d’une régression vers moins de liberté et donc moins de prospérité, dans la mesure où l’on porte atteinte aux droits individuels de propriété pour générer des créances envers une institution présentée comme providentielle. Or l’action de l’Etat repose sur la taxation et la réglementation, infiniment plus onéreuses et moins efficaces que les arrangements volontaires dans l’économie et la société civile.