A Genève, les lettreux ont un repaire: ils sont regroupés dans le bâtiment historique d’Uni Bastions, isolés des nombreuses autres facultés de l'université, situées, elles, à Uni Mail, infrastructure moderne.

Une séparation physique qui symbolise le ressenti de certains étudiants en lettres, qui ont l'impression d'être atypiques. «Beaucoup ne prennent pas au sérieux mes études et pensent qu’elles sont un passe-temps.» Emmy est étudiante en français, et, proche de la fin de ses études, elle regrette les clichés qui collent à sa faculté. «Les gens projettent sur nous leur propre peur, en demandant: «Qu’est-ce que tu vas faire? Combien tu vas gagner?»