rémunérations

L’Europe salue un «vote important»

La Commission européenne a jugé «positif» qu’un mouvement s’esquisse pour «plus de transparence»

La Commission européenne a «pris acte» lundi du «vote important» intervenu en Suisse dimanche pour limiter les rémunérations des dirigeants d’entreprise, en particulier les «parachutes dorés». Elle a jugé «positif» qu’un mouvement s’esquisse pour «plus de transparence» en la matière.

Porte-parole de Michel Barnier, commissaire européen aux Services financiers, Stefaan De Rynck a souligné au cours d’un point de presse un «résultat extrêmement clair». Stefaan De Rynck a par ailleurs rappelé que la Commission entendait légiférer «d’ici à la fin de l’année». Elle veut confier aux actionnaires des entreprises en général, et pas seulement des banques, «un vote obligatoire en matière de politique de rémunérations». «Vive la Suisse!»

La Suisse montre la voie

En France, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a estimé que l’initiative suisse constituait une «excellente expérience démocratique où les Suisses montrent la voie» et qu’il fallait «s’en inspirer». Il s’exprimait à la sortie d’un séminaire sur l’emploi à l’Elysée. Encore plus emballé, le numéro un du PS français, Harlem Désir, a rendu hommage aux Suisses qui ont plébiscité un contrôle des hauts salaires et une interdiction des «parachutes dorés». «J’ai envie de dire: vive les Suisses!» s’est exclamé le député européen sur France Info. «Quand, au Parlement européen – et la France y a participé –, nous adoptons une limitation des bonus des traders, cela va dans la même direction», a-t-il dit.

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