Dans ses «Prévisions économiques d’hiver», publiées jeudi 13 février, la Commission consacre encore une fiche pays au Royaume-Uni, comme aux 27 Etats membres de l’Union européenne (UE). Comme si Londres n’avait pas quitté les institutions communautaires au 1er février. En réalité, les services du commissaire italien à l’Economie, Paolo Gentiloni, n’avaient pas le choix, puisque, jusqu’à la fin de l’année, leur ancien partenaire reste soumis aux règles européennes.

A lire le rapport de la Commission, il ne fait pourtant aucun doute que la rupture est consommée. Pour preuve, la croissance britannique a été comptabilisée avec celle du «reste du monde, hors UE», qui devrait atteindre 3,3% en 2020 et 3,4% en 2021 (contre 3,1% en 2019). Et la prévision de progression du produit intérieur brut (PIB) de l’UE (1,4% en 2020, comme en 2021) a été calculée sur la base d’une Europe à 27 et non plus à 28.