Le contraste est frappant. A la présentation de leurs résultats mardi, l’action UBS poursuivait son envol. Celle de Deutsche Bank baissait de 3% après de vastes provisions pour risques juridiques. Et Barclays plongeait de plus de 6% en raison d’une augmentation de capital de plus de 8 milliards de francs. Les banques suisses font-elles la course en tête? Le rachat du fonds de stabilité corrobore l’image d’une fin de crise, voire d’une renaissance de l’exception suisse. L’afflux de capitaux, notamment des très grandes fortunes, apporte de l’eau au moulin de Sergio Ermotti. L’épargnant n’est pas insensible aux arguments de la banque la mieux capitalisée au monde.

Avec un ratio de fonds propres selon Bâle III de 10%, la première banque allemande est encore loin des 11,2% d’UBS. Sur ce plan, Barclays est larguée. Il lui manque 18 milliards de francs pour satisfaire ces exigences.

La plupart des banques européennes restaurent leur bilan, souvent pénalisé par leurs liens avec des gouvernements surendettés. A l’inverse, les investisseurs spéculent sur un prochain relèvement du dividende d’UBS. Le signal est clair.