LGT Group a accusé un net repli de ses affaires en 2009. Le groupe bancaire basé au Liechtenstein a inscrit un bénéfice net de 105,5 millions de francs, soit un recul de 35,1% sur un an. Il fait face à des clients refroidis par ses mésaventures fiscales.

Le secret bancaire âprement débattu au sein de l’UE, les amnisties fiscales lancées dans certains pays, ainsi que la nouvelle politique menée sur le marché américain, ont conduit à un reflux net de fonds de 3,7 milliards de francs.

Le repli s’observe au Liechtenstein, tandis que les sites allemand, autrichien et suisse ont enregistré des afflux. Au final, les actifs sous gestion ont quand même grimpé de 14,1% à 89 milliards de francs, en partie grâce au rachat de Dresdner Bank (Suisse), a indiqué mercredi la banque, propriété de la maison princière.

Les revenus bruts ont reflué de 1,2% à 779 millions de francs. Ils ont subi la baisse de performance des commissions et services, dont les recettes ont chuté d’un quart. En revanche, les revenus des opérations d’intérêts et des opérations de négoce ont augmenté.

Le groupe estime que l’exercice aura du moins été fructueux sur le plan stratégique, avec deux étapes majeures. D’une part, il s’est débarrassé de la division qui a suscité une polémique fiscale au niveau international, LGT Treuhand. D’autre part, il a finalisé le rachat de la filiale suisse du groupe allemand Dresdner Bank.

LGT Treuhand, l’ancienne fiduciaire du groupe LGT, est confrontée à plusieurs plaintes civiles de la part de clients allemands démasqués par le fisc après le vol de leurs données, avec les demandes de dédommagement qui les accompagnent.