L'essoufflement de la consommation et la hausse du chômage ne sont pas pour rassurer les Suisses.

La récente crise des marchés boursiers, où une partie de leur retraite se trouve investie, n'aura pas restauré ce sentiment.

Ces éléments ne doivent toutefois pas nourrir une panique aujourd'hui infondée. Les soucis naîtront lorsque les consommateurs ne réaliseront effectivement pas leurs dépenses. Un essoufflement de cet unique soutien à la croissance – la force du franc pénalisant les exportations – compliquerait en effet le retour entamé par la croissance. Pour l'heure, la décision de plusieurs banques de revoir à la baisse leurs taux hypothécaires rassurera propriétaires et locataires sur leurs finances. Passé cette appréciation domestique, le regard des Suisses doit se tourner vers l'Europe, leur principal partenaire commercial. La révision à la baisse ce même jeudi par les économistes européens de leur prévision de croissance, à 1,2% contre 1,4% précédemment, doit être perçue malgré tout comme une bonne nouvelle. Même hésitante, la reprise tient bon.