Maurice de Preux a passé le 31 janvier à dire au revoir à ses collaborateurs. Entré en 1995 au directoire de l'UBP, il s'y est occupé des affaires zurichoises, notamment de NordFinanz AG, et des marchés dépendant de cette filiale. A 58 ans, comme il se l'était toujours promis, il va traquer d'autres hobbies. «Chasseur, pêcheur et golfeur, je suis un homme de la nature», assure ce banquier qui a fait presque toute sa carrière à l'ancienne SBS avant de rejoindre son «ami» Edgar de Picciotto.

C'est à la Chase, à New York puis à Londres, qu'il l'a commencée en 1969. Nommé à Genève pour suivre l'activité des placements privés, ce poste le met en contact avec la SBS où il entre 1974. A la banque bâloise, il va longer le Rhône, dirigeant successivement les sièges de Sion, Lausanne et Genève. C'est de cet observatoire qu'il constate le recul économique de la Suisse romande. Déçu par cette évolution, il note aujourd'hui qu'elle vient peut-être de ce que les Romands «pensent globalement, mais agissent localement».

Son avenir? Il le voit dans le choix, sélectif, de quelques mandats, dans quelques conseils d'administration et sur les bancs de l'Université de Lausanne où il veut étudier les mathématiques et la physique. Mais surtout, il sera quelque part en France, dans l'élevage de perdrix qu'il souhaite créer.