L’horlogerie poursuit son envol, mais pondère ses ambitions

En dépit d’une fin d’année en net recul, les exportations horlogères ont battu un record en 2014, à 22,2 milliards de francs (+1,9%). Plus de 28 millions de montres ont quitté la Suisse, presque un demi-million de plus qu’en 2013. Le continent américain a connu une croissance supérieure à la moyenne (+4,5%), grâce aux Etats-Unis (+6,2%). L’Asie est ressortie en hausse de 2,8%, mais avec de fortes disparités. Le premier débouché horloger, Hongkong, est resté stable. La Chine a reculé de 3,1%. Au Japon les exportations sont en hausse de 15,2%. En Corée du Sud, elles ont augmenté de 32% en deux ans, pour atteindre 636 millions. L’Europe a bouclé l’année sur une baisse de 1,2%. L’Italie est restée constante (+0,5%). En France, le déclin est de 6%. L’autre déception, c’est l’Allemagne, 6e débouché horloger, où les exportations ont reculé de 6,4%, à 1,22 milliard. Il s’agit d’abord d’un effet de base, après des années de forte croissance, estime Jean-Daniel Pasche, le président de la Fédération horlogère (FH). Tenant compte de la situation «plus tendue» des derniers mois et des «lourdes conséquences» de la force du franc, la FH révise ses prévisions et table sur une stagnation des exportations en 2015. Un record à confirmer, donc.