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Des montres de la marque Swatch dans une vitrine.
© GAETAN BALLY/KEYSTONE

Montres

L’horlogerie suisse a retrouvé la santé

La reprise des ventes de montres suisses s’est confirmée en 2017. Swatch Group affiche sa confiance, la Fédération horlogère est plus mesurée

«Hausse, croissance dynamique, forte accélération, performance extraordinaire…» Le commentaire qui accompagne les chiffres publiés mardi par Swatch Group donne le ton. L’année 2017 du numéro un mondial de l’horlogerie est marquée par une nette amélioration des résultats.

La reprise des ventes s’est confirmée au fil des mois et le deuxième semestre a été particulièrement dynamique, explique en substance le groupe biennois propriétaire de Swatch, Tissot, Longines, Breguet ou encore Harry Winston. Dans le détail, et par rapport à un exercice 2016 mitigé, Swatch Group enregistre une augmentation de ses ventes de 5,4%, à 7,96 milliards de francs. Au deuxième semestre, la croissance du chiffre d’affaires a même atteint 12,2%. Toutes les régions sont en progression, l’Asie-Pacifique en tête

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En s’appuyant sur cette reprise, Swatch Group est logiquement parvenu à améliorer sa rentabilité. Sa marge opérationnelle, qui avait baissé de 20,1% à 10,7% entre 2014 et 2016, est remontée à 12,6%, l’an dernier.

Croissance générale de 2,7%

Si la tendance est similaire pour l’horlogerie suisse dans son ensemble, le ton de la Fédération horlogère (FHS) se veut plus mesuré. Dans un communiqué également publié mardi, la faîtière indique que sur l’ensemble de l’année 2017, les exportations horlogères ont augmenté de 2,7%, à 19,92 milliards de francs.

Les marchés les plus dynamiques ont été la Chine continentale (+18%, à 1,54 milliard de francs), les Pays-Bas (+18% à 273 millions), ainsi que quatre autres destinations de moindre importance que sont le Portugal, la Turquie, la Malaisie et Bahreïn. Au sein des dix plus gros débouchés de l’horlogerie suisse, Hongkong est en hausse de 6%, mais reste toujours à un niveau inférieur de 20% à la performance de 2015. Le Royaume-Uni et Singapour affichent, eux, une progression de 8,5% et 7% sur l’année 2017. Les Etats-Unis, deuxième marché le plus important, sont en recul de 4,4% sur l’année et de 9,5% en décembre.

Effets de change résiduels

C’est aussi de la zone monétaire «dollar» que provient la seule ombre au tableau dessiné mardi par Swatch Group. Les taux de change continuent de pénaliser ses résultats. Avec un effet négatif de 29 millions sur son chiffre d’affaires net, le poids de la force du franc s’est néanmoins réduit, par rapport à l’année 2015, lorsque les monnaies avaient généré quelque 180 millions de manque à gagner. «L’effet des devises a surtout été pénalisant au premier semestre, précise Swatch Group. Depuis, la situation s’est quelque peu améliorée. Mais cela reste très volatil, il suffit de voir l’évolution du dollar ces dernières semaines.»

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