Vingt milliards de dollars, soit la valorisation d’une start-up américaine après ses débuts à Wall Street début juin. Son nom? Nikola. Son produit phare? Un camion à propulsion hydrogène. Sa production? Zéro exemplaire.

Si cette trajectoire rappelle celle de Tesla, elle est aussi révélatrice de l’engouement des investisseurs pour cette énergie prometteuse mais encore anecdotique au niveau global. BloombergNEF (BNEF) estime que l’hydrogène pourrait répondre à près de 24% des besoins énergétiques mondiaux d’ici à 2050, avec des ventes annuelles allant jusqu’à 700 milliards de dollars, soit presque la moitié de la taille du marché pétrolier actuel. En cette période de relance post-Covid-19 où les appels à une économie plus durable et plus écologique sont légion, pas une semaine ne passe sans une annonce dans le domaine de l’hydrogène.