«La libération»

Certaines entreprises traditionnelles, pyramidales et hiérarchisées, cherchent des modèles alternatifs, plus souples, où les salariés retrouveraient leur implication. L’entreprise «libérée» est l’un de ces modèles. Il ne s’agit pas d’une organisation autogérée à tendance anarchiste, mais bien d’une structure nouvelle, qui favorise la prise d’initiative. L’entreprise libérée reprend certains thèmes de l’holacratie, où la hiérarchie est largement disséminée dans l’entreprise. La première étape pour «libérer» une entreprise et ses salariés, c’est de s’assurer qu’ils sont réellement traités de la même façon, selon Isaac Getz, professeur de leadership et d’innovation à l’ESCP Europe et auteur de «Liberté & Cie». La deuxième étape passe par le développement personnel des salariés. Et dernier seuil de la libération, c’est l’auto-direction: les salariés fonctionnent de manière autonome et leur quotidien est géré par un «leader» choisi par eux.