La fin du Libor approche. Du moins théoriquement. L’été dernier, Andrew Bailey, qui dirige la FCA, l’autorité des marchés britanniques, le rappelait: «J’espère qu’il est clair que l’interruption du Libor ne doit pas être considérée comme une probabilité lointaine.» C’est lui qui, un an plus tôt, l’ordonnait: ce taux qui sert de référence pour des centaines de milliards de dollars de produits financiers, d’hypothèques ou d’emprunts, qui a fait l’objet d’un gigantesque scandale de manipulation en 2012, doit disparaître d’ici à la fin de 2021.