Après plusieurs relances, le préposé fédéral à la protection des données a obtenu une première réponse de l’association Libra, basée à Genève, au sujet du fonctionnement de la monnaie numérique de Facebook. «Cette dernière a maintenant désigné un cabinet d’avocats suisse et a accepté de fournir des informations plus détaillées sur le projet», a indiqué mardi l’autorité dans un communiqué, sans donner plus de précisions sur la teneur et le délai de livraison des éléments. Une date butoir a bien été fixée, sans être rendue publique.

Une fois transmises, les informations seront analysées par le préposé fédéral afin «d’évaluer dans quelle mesure ses compétences de conseil et de surveillance s’appliquent». «Ce n’est qu’alors qu’il pourra se joindre à toute déclaration ou prendre position sur le projet Libra et son réseau dans son ensemble», précise le communiqué.

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Car, si la transparence fait défaut, l’autorité semble prête à hausser le ton. Elle joint d’ailleurs à sa «mise à jour concernant le projet» une déclaration signée par plusieurs autorités de protection des données, dont l’Union européenne et les Etats-Unis, demandant «aux promoteurs de Libra de faire preuve d’une plus grande transparence». Le texte, qui comporte une liste de questions directement adressées à l’association, n’a pas été signé par le préposé fédéral.