Le marché indonésien ne représente pratiquement rien pour l’horlogerie suisse. Elle y envoie pour 5 à 10 millions de francs de montres par année, soit moins de 0,06% du total de ses exportations, estimées à près de 17 milliards en 2020. Et pourtant, le président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse, Jean-Daniel Pasche, estime qu’un rejet de l’accord de libre-échange avec l’Indonésie soumis en votation le 7 mars prochain serait «dramatique à long terme».

«Cela reviendrait à se couper d’un marché de plus de 260 millions de personnes, appelé selon de nombreux experts à devenir l’une des principales puissances économiques mondiales au cours des prochaines décennies. Il est primordial d’y prendre pied et de nouer une alliance rapidement, plutôt que de rater le coche et de donner un avantage à des nations concurrentes, comme la Chine ou le Japon», commente-t-il au Temps.