L’idée d’une ventede Sunrise refait surface

Télécoms Selon Reuters, le fonds CVC s’apprête à céder l’opérateur suisse

L’améliorationde son résultat opérationnel rendrait Sunrise plus attractif sur le marché

Quatre ans après son rachat par le fonds d’investissement londonien CVC, Sunrise pourrait être revendu. Voire introduit en bourse. Citant des sources proches du dossier, l’agence Reuters affirme que CVC, encouragé par un résultat opérationnel en progression de l’opérateur télécoms, pourrait chercher à rentabiliser son investissement. Pour mémoire, le fonds avait acquis Sunrise en 2010 pour 3,3 milliards de francs. Mercredi, Sunrise ne voulait pas commenter l’information de Reuters.

Ce n’est certes pas la première fois que Reuters annonce l’imminence d’une telle action, la dernière fois ayant été mi-décembre 2013. Mais, depuis, Sunrise génère davantage de cash. Son résultat opérationnel (EBITDA) avait reculé de 2,7% en 2013, à 614 millions de francs. Or au second trimestre 2014, il a progressé de 5,7% à 159 millions de francs pour ces seuls trois mois. Les investissements consentis par Sunrise, notamment dans la téléphonie mobile, payent désormais. L’opérateur devance aujourd’hui Orange et ses 18,2% sur le marché mobile, avec 27,3% du marché. En 2013, la marge EBITDA de Sunrise était de 30,4%, pas si éloignée des 37,6% affichés par Swisscom et proche des 30,3% d’Orange.

Alors que l’opérateur historique s’échange à une valeur d’environ huit fois son EBITDA, Sunrise pourrait valoir quelque 4,9 milliards de francs, selon les estimations de Reuters. Un chiffre à prendre néanmoins avec prudence, au vu de la situation concurrentielle en Suisse: si Orange et Sunrise parviennent à dégager des bénéfices opérationnels conséquents, leur marge de développement face à Swisscom demeure étriquée.

Orange, acquis fin 2011 par un autre fonds, Apax Partners, pourrait lui aussi voir ces prochains mois des rumeurs de vente l’entourer. Les fonds conservent en moyenne leurs acquisitions quatre à cinq ans avant de les revendre.

L’opérateur télécoms pourrait désormais valoir quelque 4,9 milliards de francs