Le Liechtenstein veut exclure l’entraide administrative accordée à des pays étrangers sur des cas de fraude fiscale si leurs enquêtes se basent sur des données de banque volées, a indiqué mercredi un porte-parole de la principauté alpine.

Un projet de loi allant dans ce sens «a été déposé le 20 mars [et] sera débattu dans quelques semaines au parlement qui doit se prononcer sur le sujet avant la pause estivale», a déclaré ce porte-parole, confirmant des informations parues dans la presse allemande.

Cette annonce intervient alors que le chef du gouvernement du Liechtenstein, le prince héritier Aloïs von und zu Liechtenstein, a été reçu mercredi à Berlin par le président allemand Horst Köhler. La rencontre a donné lieu à des discussions «informelles», a précisé le porte-parole, selon lequel l’ambiance a été «amicale et constructive».

La principauté alpine a accepté en mars 2009 de se conformer aux standards de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière d’échange d’informations fiscales, mettant de facto un terme à son secret bancaire. Elle a depuis signé une quinzaine d’accords avec d’autres pays, régissant les échanges d’information dans des cas de fraude fiscale avérée et concernant des cas concrets, notamment avec la France, l’Allemagne, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Comme la filiale genevoise de HSBC, la banque princière LGT avait été victime en février 2008 d’un important vol de données bancaires, qui ont été rachetées par les services secrets allemands. Ces données avaient conduit à la découverte d’un vaste scandale de fraude fiscale outre-Rhin.