La crise mondiale du Covid-19 va-t-elle changer la pratique politique, l’économie, la société, la culture? Nous consacrons une série de près de 30 articles à ce sujet, durant plusieurs jours sur notre site, et dans un numéro spécial le samedi 13 juin.

Retrouvez, au fur et à mesure, les articles dans ce dossier.

C’est un fait. Nous dépendons de l’étranger pour nous nourrir. Le système mondialisé actuel présente des failles, que les difficultés d’acheminement de certaines denrées pendant la crise sanitaire ont mises en lumière. Sans oublier l’urgence climatique, qui plaide en faveur de circuits courts. Difficile cependant de relocaliser notre approvisionnement alimentaire, comme en appellent syndicats, associations paysannes et fédérations. Du moins pas entièrement.

Petit pays, avec une population dense, la Suisse n’a un taux d’autoapprovisionnement que de 50-55%. L'autre moitié doit être importée. Parce que la surface arable, qui représente un quart du territoire, n’est pas extensible. Et que même si l’on réduisait la large part (deux tiers) dédiée à l’élevage, elle jouerait des coudes avec les besoins en logement d’une population croissante.