Dans son ultime édition, l'hebdomadaire britannique The Economist prédit de fortes secousses boursières pour les valeurs liées à l'informatique et à l'Internet en particulier.

Hier, l'indice américain Nasdaq, qui regroupe ce type de sociétés ainsi que des fabricants tels que Intel Corp., comme en écho, a accusé une sévère baisse, de 3,3% pour atteindre 2410 points. C'est la plus importante baisse que l'indice Nasdaq ait enregistré depuis le 30 novembre 1998.

Dow Jones épargné

Son «grand frère» rassemblant les valeurs industrielles et les grosses capitalisations boursières, le Dow Jones, a en revanche superbement ignoré la chute du Nasdaq, l'indice phare de Wall Street n'affichant qu'une baisse de 0,67%, à 9304,50 points.

La quasi totalité des sous-indices du Nasdaq ont piqué du nez, la baisse la plus importante (-4,36%) ayant été enregistré au sein du Nasdaq 100 Stock (les plus importantes valeurs). Le seul sous-indice qui a clôturé à la hausse a été celui des assurances (+ 2,57%).

Ce soubresaut traduit l'extrême nervosité de ce marché, beaucoup d'observateurs estimant qu'une dangereuse bulle spéculative s'est formée dans ce secteur.

Mauvaises nouvelles

Selon l'agence Bloomberg, cette chute a surtout été causée par des mauvaises nouvelles enregistrées au sein des sociétés Intel Corp. et AMD (Advanced Micro Devices), cette dernière entreprise californienne ayant annoncé jeudi qu'elle devrait enregistrer une perte d'exploitation au premier trimestre, en raison de la baisse, plus tôt que prévu, des prix des microprocesseurs d'Intel qui a empêché le groupe de relever ses prix.

Dans leur sillage, les compagnies américaines Cisco Systems, Microsoft et Dell Computer ont aussi perdu des points.