L’activité industrielle suisse s’est profondément détériorée au second trimestre. D’avril à juin, les entrées de commandes, de même que les chiffres d’affaires, les bénéfices et la production ont reculé, selon le dernier baromètre de l’UBS.

Les réductions d’effectifs se sont de plus accélérées, révèle le sondage effectué en juin par la banque auprès de 750 entreprises. L’indicateur conjoncturel a ainsi reflué, avec -2,6, un plancher historique.

Et les perspectives s’assombrissent pour le troisième trimestre. Pour l’ensemble de 2009, les économistes de l’UBS tablent sur un recul de 2,8% du produit intérieur brut (PIB).

Les sociétés industrielles ont connu un deuxième trimestre laborieux. Le secteur des machines, équipements électriques et métaux a particulièrement souffert: ses ventes, sa production ainsi que ses bénéfices ont fléchi davantage qu’au cours des trois premiers mois de l’année.

De surcroît, les réserves de travail ont à nouveau diminué. Cela, en dépit de compressions de personnel et d’un ralentissement de la production. L’industrie alimentaire et les entreprises de construction ont mieux résisté.

Fortes réductions de postes dans l’horlogerie

La branche horlogère a supprimé davantage d’emplois que toute autre. Et les coupes seront encore plus douloureuses au trimestre prochain, d’après les résultats du sondage. Pourtant, le déclin dess commandes, des chiffres d’affaires et des bénéfices s’est révélé moins prononcé qu’il y a un trimestre en rythme annuel.

La situation dans le secteur des services s’est dégradée. Comme au premier trimestre, les entreprises ont fait état d’un repli de leurs chiffres d’affaires et de leurs bénéfices. Désormais, elles prévoient au surplus une diminution des prix et des honoraires ainsi que des suppressions d’emplois.

Les grands distributeurs pâtissent de la récession également. Les ventes dans le domaine de l’alimentation, boissons et tabac se sont légèrement améliorées, celles de textiles et d’autres produits non alimentaires ont par contre régressé. Les prix ont baissé dans tous les segments.

Les entreprises de commerce en gros et de logistique ont vu leurs chiffres d’affaires et leurs profits s’amenuiser. Et ont en conséquence procédé à une diminution de leurs effectifs.