Santé

L’industrie pharmaceutique demande de meilleures conditions-cadres

Les entreprises pharmaceutiques, qui ont représenté 38% de la valeur des exportations suisses l’an dernier, portent plus que jamais l’économie helvétique. Pour que le secteur reste compétitif, la faîtière estime qu’il faut lui octroyer plus d’avantages

Il était question d’intelligence artificielle, de big data et de conditions-cadres vendredi à la Pfingstweidstrasse de Zurich. Dans une conférence de presse, Interpharma ne s’est pas contentée de souligner l’importance grandissante de ses membres pour l’économie helvétique. La faîtière des entreprises pharmaceutiques pratiquant de la recherche et du développement dans le pays a aussi fait part de ses idées pour, selon elle, augmenter les chances que la Suisse de 2030 puisse davantage compter sur leur apport. Et il y a du travail, estime le lobby.

Il faut renforcer les outils de protection de la propriété intellectuelle, mieux récompenser les innovations, accroître le nombre d’essais cliniques en Suisse, a estimé Jörg-Michael Rupp. Le président d’Interpharma et directeur Pharma international de Roche ajoute qu’il faut accélérer les procédures d’autorisation et de remboursement des médicaments innovants. L’association qu’il préside milite également pour que Swissmedic (l’instance chargée de surveiller le marché des produits thérapeutiques en Suisse) s’impose en tant qu’autorité indépendante.