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Le football reste la locomotive de l'industrie sportive. 
© AFP/ROBERT MICHAEL

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L’industrie du sport s’attend à une baisse de croissance

Les acteurs du secteur interrogés par PwC prévoient une baisse du taux de croissance annuel de 8 à 6,4%. Contrairement au football, les Jeux olympiques sont jugés fragiles

L’industrie du sport devrait voir sa croissance annuelle baisser de 8 à 6,4%: c’est la conclusion du cabinet d’audit PwC, qui a interrogé 189 acteurs du secteur, diffuseurs, ligues, clubs ou encore fédérations internationales. Si le football et les jeux électroniques (e-sports) semblent préservés, les Jeux olympiques et les sports d’hiver suscitent davantage d’inquiétudes. La réalité virtuelle est quant à elle amenée à influencer durablement l’expérience sportive, selon deux tiers des personnes sondées.

«Les prévisions des personnes interrogées sont au-dessus de la réalité, précise David Dallea, directeur de la division sport business chez PwC Suisse. La croissance réelle du secteur est de l’ordre de 3 à 5%.» Comment expliquer la baisse envisagée? «Le monde du sport entre dans une phase de transition, estime-t-il. La consommation des programmes évolue avec l’influence du numérique et des smartphones, en particulier chez les jeunes. Il y a beaucoup d’incertitudes, tout un modèle d’affaires à réinventer.»

«Crise des candidatures»

S’il adhère à ce constat, Jean-Loup Chappelet, professeur à l’Institut de hautes études en administration publique de l’Université de Lausanne, nuance le déclin présumé des Jeux olympiques. «Il est vrai qu’avec la crise des candidatures, il y a moins d’engouement qu’autrefois, mais l’attribution des JO de 2024 et 2028 a relancé la machine.» Quid des sports d’hiver? «On sait que les ventes de skis et de snowboards baissent depuis des années et le réchauffement climatique n’arrange rien. En dessous de 1700 mètres d’altitude, il est désormais difficile d’organiser des compétitions.»

Lire aussi: Les Jeux olympiques à l’épreuve du peuple

Jugé «too big to fail» dans l’étude, le football trône en leader intouchable. «Ce sport fonctionne comme une industrie, justifie Jean-Loup Chappelet. Avec des entrepreneurs du spectacle qui vendent du show sur le terrain et au-delà. L’animation atteint son paroxysme avec les matches d’exhibition.»

Chaîne olympique en ligne

Au sein des Jeux olympiques, par contre, la situation diffère. «Les disciplines phares, natation, gymnastique et athlétisme sont moins médiatiques, le reste de l’année du moins.» Pour combler le vide, le CIO a lancé une chaîne olympique en ligne. Aujourd’hui gratuite, elle sera peut-être un jour payante, compte tenu de l’évolution du modèle d’affaires, basé jusqu’ici sur les droits de télévision.

Lire aussi: Le streaming est-il l’avenir du sport professionnel?

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