L’industrie suisse a de nouveau été durement touchée par la crise économique au 2e trimestre 2009. La production industrielle a diminué de 14,9%, a indiqué mardi l’Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué. Les biens de consommation ont enregistré la plus forte baisse. Toutes les branches ont réduit leur production.

Les entrées de commandes et les carnets de commandes ont poursuivi leur recul, baissant respectivement 17,5% et 16,4%. Les chiffres d’affaires (hors construction) ont chuté de 12,9% par rapport à la période correspondante de l’an dernier. Quant aux stocks de produits finis, ils se sont réduits de 4%.

Secteur manufacturier touché

Au 2e trimestre, toutes les branches ont réduit leur production, souligne l’OFS. Les plus touchées ont été l’industrie du cuir, l’industrie des machines, l’industrie textile, la fabrication d’articles en caoutchouc et en plastique, ainsi que les autres industries manufacturières. A l’inverse, la production d’électricité, de gaz et d’eau, les industries d’extraction et l’industrie chimique ont affiché les plus faibles baisses.

La baisse des chiffres d’affaires, construction comprise, a atteint 10,2%. Le recul des biens de consommation durable en est la cause, constate l’OFS. Les plus mauvais résultats ont été enregistrés par les secteurs raffinage de pétrole, industrie du cuir et métallurgie. Les chiffres d’affaires de la construction, de la production d’électricité, de gaz et d’eau et de l’industrie chimique ont en revanche progressé.

Diminution de la demande étrangère

La baisse des entrées de commandes est surtout imputable au recul des commandes de l’étranger. Les plus forts reculs ont été enregistrés par l’industrie du cuir, la métallurgie et l’industrie des machines. Les baisses les plus faibles ont été constatées dans le secteur industrie alimentaire, boissons, tabac et dans les industries extractives.

Le recul des commandes en portefeuille (-16,4% et -12,3% avec la construction) est dû essentiellement aux baisses constatées dans l’industrie du cuir, l’électronique, la mécanique de précision et la fabrication de machines et d’équipements. Les industries extractives et la construction sont en revanche parvenues à accroître considérablement leurs réserves de commandes.

Enfin, la baisse des stocks de produits finis (- 4%) met fin à une hausse ininterrompue amorcée au 3e trimestre 2004. Les reculs les plus importants ont concerné les industries extractives, l’industrie du bois et les industries du verre, du béton et de la céramique.