Alimentation

L'industrie de la viande face à ses alternatives

Remise en question pour des raisons éthiques, écologiques ou encore de santé, la consommation de viande en Suisse ralenti. La filière doit donc faire face à l'arrivée de nouveaux produits présentés comme des substituts

Cet été sur les grills, les habituelles côtelettes et autres saucisses côtoieront des grillades d'un genre nouveau, ressemblant à de la viande sans en être.Que ce soit pour des raisons éthiques, de santé ou écologiques, la viande se voit remise en question. Sur les huit dernières années, sa consommation annuelle en Suisse a baissé de 3% par habitant, à 52 kilos par personne en 2018, selon l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG). 

«Selon un sondage effectué en 2017, 2% de la population de Suisse romande est végane, 5% végétarienne et 16% se considère comme flexitarienne», détaille Barbara Pfenniger, spécialiste alimentation à la Fédération romande des consommateurs (FRC). Le régime végétarien, qui exclu la consommation de chaire animale, attire en majorité les femmes et les jeunes. Les végans vont plus loin en ne consommant aucun produit issu de l'exploitation animale, quand le terme flexitarien désigne des personnes cherchant à réduire leur consommation de viande.