La forte demande provenant des banques et des sociétés financières exerce une pression à la hausse sur les loyers des bureaux de meilleure qualité situés dans l'hypercentre de Genève. Le déménagement de Pictet aux Acacias n'a pas infléchi ce phénomène. Cette soif d'adresses réputées induit des différences de prix des nouveaux baux entre l'hypercentre et les quartiers voisins «de l'ordre de 30% à 40%», explique Lorenzo Pedrazzini, associé de Colliers AMI. Depuis le creux de 1996, les niveaux loyers de bureaux de l'hypercentre ont gagné 150% en dix ans.

«Cette demande est fragile», poursuit le spécialiste, elle dépend largement de la santé du secteur financier. Les sociétés de services, les sièges internationaux d'entreprises et les organisations internationales préfèrent des quartiers moins centraux, comme ceux situés entre l'hypercentre et l'aéroport, à Lancy, Carouge ou aux Acacias. «Elles préfèrent le confort et la flexibilité des locaux à des adresses de prestige.»